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Wilaya de Tizi Ouzou

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lundi 25 juin 2018
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Histoire de la wilaya de Tizi Ouzou


 PERIODE PHENI-ROMAINES

De la période phénicienne à l’avènement de l’islam, soit environ 800 avant J.C à 647 J.C , des traces et des vestiges précis attestant des relations entre populations locales et éléments étrangers, précisent que des phéniciens se sont implantés sur la côte : Dellys, Azeffoun, Tigzirt (comptoirs).

 

Les échanges commerciaux avec les populations locales semblent avoir été importants, et les techniques de décoration punique auraient pénétré le travail des objets et ustensiles domestiques.

 

Cette pénétration apparaîtrait sur les poteries kabyles dont les caractères ressembleraient aux motifs de décoration des céramiques puniques.

En outre l’interaction des pratiques puniques (rites funéraires) et du fond local est attesté sur beaucoup de points du territoire Algérien, à l’Est surtout et une recherche en ce sens peut mettre à jour des faits similaires en Grande Kabylie.

 

Les Romains, en plus des comptoirs punique cités plus haut, ont poussé leur présence un peu plus vers l’intérieur de la région ou des vestiges sont localisés à taourga, Djemâa-Saharidj et chez les Ait Feraoussen . Mais leur présence ne dépasse pas les crêtes des Ait-Djenad. Les Romains ont-ils eu des alliés locaux auxquels ils auraient concédé des terres? C’est une hypothèse plausible sans toutefois avoir les moyens d’être étayée. Les Romains ont en revanche recruté des auxiliaires dans ces zones.

Pour conclure, notons que le seul nom de tribu de cette époque que l’histoire a transmis est celui des Iflissen. Cette période d’histoire laisse un peu perplexe les historiens quant aux traces exploitables dans une recherche d’histoire locale. Les périodes vandales et Byzantines (439-533 et 533-647), étonnent moins de ce point de vue. Ces «passants» ne laisseront « rien ou presque » en Afrique du Nord.

 

 PERIODE ISLAMO-TURQUE

La conquête Arabe de l’Afrique du Nord et la nouvelle donnée religieuse qu’elle véhicule ouvrent une ère dont les impacts sont non seulement tangibles mais autrement plus profonds.

Les premières incursions militaires arabes au Maghreb oriental datent de 647, et la fondation de la ville de Kairouan de 670. Malgré des résistances parfois vivaces, l'’islamisation des populations Berbères progresse rapidement. Globalement deux modes caractérisent la pénétration puis l’enracinement de l’islam au Maghreb.

Un mode non violent ou il convient de parler d’adhésion des populations médiatisées par des religieux que la littérature ethno historique désigne sous le vocable de « Marabout ».

Une pénétration violente ayant comme conséquence une reconversion des populations au plan socioculturel voir économique. Le cas de la Grande Kabylie illustre la première modalité, essentiellement caractérisée par l’avènement du mouvement maraboutique vers la fin du 15e siècle. Mais que s’est -il passé avant?

La seule source relativement bien informée est l’histoire des Berbères d’Ibn-Khaldoun. Ce dernier reste pourtant peu précis sur l’essentiel, c’est à dire les relations de cette région et de ses populations avec ses voisins de l’Est et de l’Ouest. Toutefois une première nomenclature des tribus au nombre de quatorze a été dressée par Ibn –Khaldoun : les tribus maritimes (( Iflissen , Ouaguenoun, Zekfaoua ) ne sont pas recensées. Selon Ibn Kheldoun les tribus recensées résistent à l’autorité des hafsides et refusent de payer l’impôt. Néanmoins elles reconnaissent l’autorité du sultan hafside.

Cette résistance est facilitée par la configuration géographique du territoire de ces tribus . Ils habitent ( les zouaoua ) au milieu des précipices formés de montagnes tellement élevées que la vue est éblouie , et tellement boisées qu’un voyageur ne saurait y trouver son chemin . Il est difficile d’apprécier la densité de la population pour cette époque.

Les contacts avec les Hafsides de Bougie, même s’ils sont d’ordre conflictuel mais surtout pour la période du 10e siècle constituant une alliance avec les Ketma ont contribué de façon décisive à l’avènement de la dynastie shiite des fatimide. Cependant sur le plan religieux, le Shi-isme n’a laissé aucune trace tangible dans la région.

Au 16e siècle dans la réalité religieuse kabyle, on y remarque une adhésion massive au rite Malekite et à la secte majoritaire de l’Islam de Sunnisme. Le mouvement Maraboutique pour sa part a connu une expansion certaine dès le début du 16e siècle. Les grands réseaux d’enseignement coranique se mettent en place tout le long de ce siècle. A la fin du 18e, s’implante au milieu d’une puissante confédération tribale du Sud Ouest de la Grande Kabylie Ibguechtoulène la Rahmania.

 

 PERIODE OTTOMANE

C’est dans une conjoncture caractérisée par une certaine anarchie politique que se situe l’intervention Ottomane en Algérie. Pas moins de trois Etats se livrent au Maghreb des guerres cycliques. Face aux menaces extérieures, Espagnol notamment pour le 16e siècle et aux dangers de la reconquista, aucune autorité ne se montre au Maghreb central en mesure de faire face militairement. L’intervention Ottomane supplée donc à cette carence.

 

Le mode d’organisation des turcs laisse une place à l’intervention des autorités autochtones et le contrôle territorial direct est limité aux villes et à leur banlieue.

En Grande Kabylie, le contrôle des tribus est partiel et fluctuant. Avant de l’évoquer il y a lieu de revenir un instant sur le royaume de koukou. L’apparition des Ait-El-Kadi de Koukou est contemporaine de l’implantation Ottomane.

 

Le premier des Ait-El-Kadi, Ahmed est selon Said BOULIFA un ancien clerc dans la province de Annaba et ce sous les Hafside. Son ancêtre serait originaire de la tribu des Ait-Rorbi.

Vers 1512-1514 Ahmed-OUALKADI aide ARROUDJ dans son entreprise de conquête de villes Algériennes en lui facilitant en 1516 la traversée de la Kabylie. Ce dernier se dirigeant vers Alger évite un détour par le sud du Djurdjura.

 

Le royaume de Koukou dont l’emprise s’étendait sur la Grande Kabylie montagneuse amorce un déclin vers 1550, après un sanglant affrontement contre la Kalaa des Béni-Abbes. Certaines tribus conseillées par les Marabouts fraîchement installés s’opposent au règne de ce que les légendes retiennent comme une tyrannie.

L’organisation administrative et politique de la région se fonde en une présence militaire tout à fait réduite. Les forces Turques stationnées en permanence à BOUIRA, BOGHNI, TIZI-OUZOU ont été estimées à 154 hommes.

 

L’administration est indirecte et se fait par le biais d’alliés, personnages ou tribus. En outre lorsque les turcs désiraient exercer une pression, ils recouraient à l’argument stratégique du blocus par l’interdiction de circuler, de pénétrer sur les marchés des plaines. Le contour administratif est globalement le suivant :

CAIDAT de Boghni : tutelle de 03 tribus

CAIDAT du Sébaou : Bordj-Sébaou et Bordj de Tizi-Ouzou, tutelle de 14 tribus.

 

 PERIODE FRANCAISE

C’est en 1857 avec la prise d’Icheriden que l’occupation française devient totale dans la région . En effet, le bloc montagneux insoumis jusque là, était pris dans l’étau d’un blocus du fait de l’occupation des points de communication stratégiques; l’occupation de Dellys, Drâa-El-Mizan et de Tizi-Ouzou s’était faite dès 1844-1850.

Dès 1852-1853, des tentatives de prise du bloc montagneux par le Maréchal RANDON se heurtèrent à une vigoureuse résistance menée par Mohamed BEN-ABDELLAH et Fatma N’SOUMER. Mohamed BEN ABDELLAH dit «Boubgla» mourut lors de la bataille de Béni-M’likech.

A partir du 24 Mai 1857, les colonies françaises entreprirent l’assaut final sur les Ait-Irathen. Ce n’est que le 10 juillet 1857 après 45 jours de bataille que cette forteresse fut prise . S’ouvre alors une période qui ira jusqu’à 1871 ou l’occupant est souvent harcelé par des levées d’arme qui culmineront par la grande insurrection de 1871.

Deux types de politiques seront mises en place par l’occupant français. La première dite de commandements indigènes sera vite remise en cause parce que sans emprise réelle. L’administration française opte alors pour une politique de semi-contrôle puis l’assimilation totale après 1871.

L’organisation municipale est la « Voie royale » du point de vue colonial pour assimiler les populations mais surtout par le jeu des communes de plein exercice, donner la pleine mesure à la présence de population coloniale par la création de centres de colonisation. L’impact de cette organisation sur l’organisation des tribus paraissait tout à fait formel. Le démantèlement de l’organisation tribale fractionnée en Douar a déstructuré l’ancienne organisation. La Djemâa détentrice du pouvoir politique au niveau villageois voit ses attributions complètement changées.

En 1871, quand éclate l’insurrection, les populations de cette région attentive politiquement aux résistances militaires en cours notamment celle du Sud Ouest Algérien chez les Ouled Sidi Cheikh, prennent le parti d’entrer en guerre.

La raison majeure de cet acte réside dans la menace directe non seulement d’une assimilation politique et administrative, mais d’une atteinte au statut (naturalisation d’office). Cette insurrection met surtout en évidence un profond refus de l’occupation française, et des capacités de mobilisation militaire insoupçonnées dans la situation de l’époque.

Militairement, la région ne connaîtra aucun soulèvement de cette ampleur avant 1954. Toutefois la résistance culturelle a pris des formes diverses. Celle de l’opposition à la scolarisation d’abord des garçons et des filles jusqu’à 1930-1940, puis des filles seulement. La société dominée tout en subissant les contres coups d’une domination étrangère secrète des mécanismes conservateurs et protecteurs.

L’irruption du nationalisme moderne dans les années 1930 au sein de l’émigration algérienne, accommodé des réseaux de solidarité traditionnels qui ont été largement utilisés. Les premières manifestations des nationalismes « se sont faites parmi les émigrés en France ». C’est en effet, au sein de l’E.N.A ( Etoile Nord Africaine ) .

Par la suite ce fut le P.P.A – M.T.L.D. qui s’implanta d’une façon remarquable dans la région après les événements tragiques du 08 Mai 1945, où des embryons de maquis se sont constitués en 1946 dans les régions de Ouadhias– Draa-El-Mizan.

Au déclenchement de la révolution de novembre 1954, la région de par sa sensibilité nationaliste aiguisée et aussi de par sa configuration géographique, se trouve militairement au centre des événements qui mettront fin à 130 ans de colonisation.

La Wilaya 3 dont faisait partie l’actuelle Wilaya de Tizi-Ouzou s’opposera très efficacement à l’armée française. Les opérations militaires françaises étaient d’autant plus dures qu’il fallait couper les villages des maquis. Les zones interdites se sont étendues à une grande partie de la zone montagneuse.

De 1954 à 1962, la région va aussi connaître une accentuation des difficultés économiques. Le parti tiré des maigres ressources locales sera gravement compromis . Les flux humains sous forme de migrations forcées vers Alger ou de travail sous forme d’émigration vers la France s’intensifient. La guerre a joué un rôle de facteur aggravant puisque l’essentiel de l’économie traditionnelle a été largement déstructuré.

gf f m
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